Comme promis, voiçi le texte complet de la séance d'hypnose réalisée avec Michelle le 20 juillet 2006 lors
d'une formation organisée par "coachingbienetre".
Les vidéos correspondant à ce texte sont visible sur ce blog.
Ce texte est un peu long mais il interressera tout ceux qui veulent evoluer dans une meilleure compréhension de l'outil hypnotique.
Les parties du texte en italique sont les explications du processus.
20 juillet 2006
Démonstration complète I + II + III : Pierre v.s. Michelle
Pierre : Voilà, est-ce que tu te sens bien ? Là, d’abord, merci d’être là volontaire.
Michelle : Chinoise.
P : d’être là volontaire chinoise. Voilà, d’accord. Cet exercice que nous allons faire,
C’est ce que nous avons déjà fait il y a 2 jours. Ce que je te suggère, c’est... Cet état essentiel tu vas…, cette transe que je suggère de rendre plus agréable possible. Alors, il serait bien,
en effet, que tu puisses te rappeler, comme nos amis qui nous regardent (gestes de Pierre qui montrent des différentes personnes qui regardent), nos amis qui sont en train de nous observer devant
la caméra. (Dès le début de la séance, Pierre parle en voix de semi-transe qui va aller en s’approfondissant tout le long de l’induction. On crée déjà un début de confusion avec la blague
« volontaire chinoise », puis en entamant des phrases non terminées, on amène Michelle à faire un retour dans le passé en lui rappelant en voix de transe, que l’exercice a déjà été fait
deux jours avant. On établit des truismes en rappelant que nos amis regardent. Le mot « ami » est très important pour la confiance de Michelle. On ne l’oblige à rien, elle peut se
rappeler, il serait bien qu’elle se rappelle, elle peut aussi ne pas se rappeler.)
Voilà c’est bien que tu te mettes à l’aise. C’est très important que tu sois à l’aise. Est-ce que ces colliers, est-ce que ces bagues ont une importance particulière pour toi ? (à ce
moment-là, Michelle est en train de retirer ses bijoux de ses poignets et de ses doigts)
Est-ce qu’ils te rappellent un souvenir ? Ça te ramène à quelque chose ? est-ce ça
te…
Ces deux là ? Intéressant. Ce sont des souvenirs, ça a un côté affectif pour toi ? (On conforte Michelle dans son attitude, le fait qu’elle soit à son aise est souhaitable et on va
l’y encourager simplement en reformulant que ce qu’elle fait est bien. La question sur les bijoux, amène Michelle à nouveau à replonger dans son passé. Puis en redemandant s’ils ont un côté
affectif, on l’amène déjà aussi à prendre un contact plus profond, avec son inconscient, avec ses motivations. Relever le sujet de bagues et des colliers est plutôt kinésthésique geste. Alors que
la question sur l’affectif est méta-kinesthésique ressenti. Nous travaillons donc deux sous-modalités, et en même temps, nous créons une première dissociation de l’esprit.)
En même temps,
maintenant, de quoi désires-tu que nous parlions ? Dis-moi.
Je suis à ton entière disposition. (Pierre scande les mots plus lentement) Tu me fais l’honneur et le plaisir de travailler en ma compagnie d’aller dans cette transe pour démontrer
quelques choses à nos amis qui sont présents. Dis-moi de quoi tu désires que l’on parle. Est-ce qu’il y a un comportement quelque part que tu désires modifier, y a t-il une peur que tu as qui te
dérange dans la vie courante, y a-t-il un événement qui t’a marqué qui te laisse maintenant un comportement, qui est un bon comportement dans certains contextes, mais qui maintenant, dans
d’autres contextes, peut te déranger ? Dis-moi. (A partir de cet instant, la voix passe de plus en plus complétement en voix de transe, sans pour tant devenir trop mono cosse en
monotone. Le but est se mettre en transe, pas d’endormir le sujet. En demandant à Michelle de préciser le sujet, on reste très vouait, en même temps on rappelle que « tout comportement et
cohérent dans son contexte », le fait de poser les questions à ce moment là et de cette voix là, est aussi une forme d’induction. Puisqu’elle ramène automatiquement notre sujet vers son
passé. A nouveau aussi, on relève l’estime de soi de Michelle en la remerciant et en la félicitant. C’est elle qui désire que l’on parle (importance mise sur la responsabilité du
sujet)
M : Le même sujet qu’hier.
P : Est-ce que tu veux me rappeler le sujet d’hier ?
M/ mes réactions quand je dois passer un examen ou une évaluation.
P : Tes réactions quand tu dois passer un examen, une évaluation.
M:C’est aussi valable quand je suis en public. Quand il y a un peu de monde.
P:D’accord. Quand tu es en public, quand il y a un peu de monde.
M:Si les regards convergent vers moi.
P:Quand les regards convergent vers toi, tu…(rires de Pierre et gestes indiquant la peur de
Michelle), c’est d’accord. Tu piques des fards, tu perds tes moyens pendant les examens. Et ça t’arrive systématiquement ? Ou y a-t-il des moments plus spécifiques, où ça t’arrive
plus fort ? Il y a des périodes où ça t’arrive plus fort ? il y a des types d’examens peut-être ou c’est…
M:Le dernier en date.
P:Le dernier en date ? Oui, et c’était quand la dernière date ?
M:En mars, en PNL, en fin mars.
P:Est-ce que c’est un examen particulièrement marquant ? En quoi était-il si particulièrement marquant ?
M:J’ai vécu ce genre de torture déjà à l’examen précédent.
P:En quoi est-ce que c’était une torture ?
M:Le néant total.
P;C’était une torture parce que c’était le néant total. D’accord. En quoi est-ce que le fait d’être le néant total est une torture ?
M:Parce que je n’étais plus là. (Michelle marque par ses gestes que c’est une évidence)
P:Tu n’étais plus là !
(rire de Michelle et accentuation de Pierre sur la phrase)
P:Donc tu étais à ton examen et tu n’étais plus là... Tu étais où ? (intonation étonnée et amusée)
M;Je crois nulle part. C’était le grand vide.
P:Tu crois nulle part ? C’est intéressant ça.
M:C’était le grand vide. Je ne peux pas dire tout blanc ou tout noir. C’était, le néant.
Tout blanc ou tout noir, non. C’était ni tout blanc ni tout noir.
M : Effectivement, j’avais un grand blanc devant moi.
(Michelle nous répond d’une voix déjà bien transie « le même sujet qu’hier ». Ce pont vers le passé nous aide. A amener Michelle dans la transe profonde : amener un sujet à se
rappeler un souvenir même vieux d’une minute, lorsque le dit sujet est déjà en train de descendre en transe est un amplificateur phénoménal. Au fut et à mesure que Michelle répond. Pierre la
reformule ce qui l’amène à donner de plus en plus de précisions. En même temps cet effet répétitif fonctionne comme un truisme et guide de plus en plus Michelle dans l’acceptation de son
partenariat ponctuel avec Pierre. A plusieurs reprises dans le cours de cette expérience, on remarquera les gestes de Pierre qui ponctuent les phrases. On peut se rendre compte que même les
yeux fermés, Michelle perçoit les gestes. Ne pas hésiter non plus à faire preuve d’humour, dédramatiser un problème est toujours bon. En même temps nous assistons à une forme de questionnement de
plus en plus poussé qui va nous amener petit à petit à la phase suivante. En devellopant la perception de Michelle lors de son examen de fin mars, nous arrivons dans la sous modalité visuelle
complète : elle n’est nulle part (sous-modalité kinésique), puis elle a un grand blanc devant elle et nous passons en visuel. Nous partons maintenant complètement vers la notion
d’approfondissement de transe. Il est vraiment utile à ce moment là que l’opérateur puisse se laisser aller en transe avec le sujet, en même temps il doit cependant rester maître de déroulement
des événements. Par sa propre transe il se met en connexion avec le sujet et ainsi en même temps le précéder et le suivre dans ce voyage qui devient de plus en plus profond. Nous constaterons ici
une succession ininterrompue de confusions qui vont s’ouvrir sur la métaphore. « Un grand blanc qui n’est pas tout blanc... peut être gris », « quelle est la couleur du
blanc ? », ce type de question crée une interrogation interne totalement dissociative. Et on en arrive à parler du brouillard. Voilà une porte extraordinaire vers l’inconscient,
puisque métaphoriquement le brouillard est une représentation idéale de ce qui nous sépare de cet endroit inconnu à la fois intriguant, attirant et en même temps un peu effrayant :
l’inconscient. )
P : Tu avais un grand blanc qui n’était pas tout blanc. Tu avais un grand blanc qui n’était pas tout
blanc, qui était peut-être gris.
M : Un grand blanc qui était un immense vide.
Un grand blanc qui était un immense vide. Quelle était la couleur de ce grand blanc ? C’est quoi la couleur de ce blanc ? (Réflexion de Michelle, mouvements des yeux)
Blanc opaque.
P : C’était un blanc opaque. Opaque comment ?
Blanc comment ?
M:Comme des brouillards.
(Ici Michelle va vraiment démarrer vers la transe profonde. Sur la notion d’un recadrage : la notion de brouillard au départ est en association avec le stress de l’examen, nous
nous allons ici complètement modifier cette orientation par l’idée qu’un brouillard peut-être plaisant. Le choix de Bruges ou de Venise à son importance : ce sont ces villes d’eaux et
naviguer sur l’eau a un effet inducteur extraordinaire. Ce sont des villes mystérieuses au passé chargé d’histoire et de magie. En les évoquant, on crée automatiquement une porte de ligne du
temps reliée aussi à l’inconscient à la fois collectif et personnel. Ce qui nous ouvre la porte sur la métaphore du temps qui oublie qu’il est le temps (création d’une distorsion sensorielle dans
le temps, et début d’ouverture amnésique.
Les métaphores s’enchâssent, l’une dans l’autre comme des poupées russes nous amenant de plus en plus profondément.)
P:Ça te fait penser à quoi le brouillard ? (à ce moment là,
les yeux de Michelle clignotent de plus en plus fortement et commencent à se fermer) est-ce qu’il y a des moments où tu as vu des brouillards qui pouvait être aussi des moments
plaisants ? Est-ce que tu connais des brouillards plaisants ? Est-ce qu’il y a des brouillards agréables aussi ? Est-ce que tu connais des brouillards agréables ? (La voix
devient de plus en plus de transe, la respiration de Michelle change de plus en plus profonde, on peut remarquer de plus en plus de gestes idéomoteurs dans les doigts) Est-ce que tu as déjà
vu Venise sous le brouillard ? Ou Bruges sous le brouillard ? Bruges est une ville extraordinaire. Une ville de canaux. On l’appelle la Venise du Nord. (le ton de voix de Pierre
devient celui de conteur) Est-ce que tu as déjà visité Bruges ? Tu ne te rappelles pas avoir visité Bruges ? Bruges est une ville exceptionnelle. Peut-être peux tu te l’imaginer
d’ailleurs, c’est une ville ancienne… très ancienne. Une ville chargée complètement d’histoire. Paisible, une ville calme, où le temps qui coule, le temps qui passe, oublie qu’il est le temps, où
le temps qui coule, le temps qui passe. Laisse vivre le temps qui court. Ville extraordinaire. C’est l’histoire, c’est l’ambiance. L’ambiance qui peut être à la fois d’ailleurs de
bien-être, ou de relaxation (Michelle entre totalement en transe, mouvement de la glotte, mouvement des mains, engourdissement complet de la bouche.) Une ambiance amoureuse
aussi parfois. C’est une ambiance que l’on peut presque toucher. On peut la toucher de la main, cette ambiance. Comme ce brouillard d’ailleurs que l’on peut toucher. Un brouillard merveilleux qui
s’ouvre. Tout d’un coup, sur la nuit, alors que la nuit est pro…fon…de (accentuation de la voix de transe élongation des mots.) Alors que la nuit est profonde, et que parfois on peut se
dire qu’est-ce que je fais dans cette nuit profonde ?
(Utilisation des sous-modalités toucher l’ambiance de la main d’une façon non habituelle pour le raisonnement conscient. Ramener aux ressentis affectifs (amoureux. Le brouillard s’ouvre
implique que le terrain se dégage que le sujet entre dans le domaine de l’inconscient. Dans un domaine inconnu et pourtant moins inquiétant puisque qu’on l’y a doucement amené, en même temps on
valide la possibilité qu’il puisse se poser la question sur le pourquoi de sa présence. Cette validation empêche cette question de se poser et donc de fermer la porte. Porte qui s’ouvre de plus
en plus laissant la lumière réapparaître. Il y a une torche, il y a un guide le rameur, il y a un véhicule donc une sécurité, la barque, métaphore d’un temps à l’autre et d’une rive à l’autre.
Cette fois ça y est vraiment, totalement, on passe de la rive du conscient et du temps réel à l’inconscient au temps virtuel qui lui peut être en totale distorsion. Ici nous préparons à utiliser
cet élément essentiel qu’est la distorsion du temps dans les autres dimensions on peut revoir une vie en quinze secondes.
P: en même temps dans cette nuit profonde, à un moment
donné, le brouillard s’entrouvre, s’entrouvre pour laisser passer une barque. Sur cette barque, nous avons un rameur, un rameur avec peut-être sa torche, c’est le rameur du temps qui nous fait
passer d’un temps à l’autre, qui nous fait passer d’une rive à l’autre. A l’époque égyptienne, certains donnaient aux rameurs une pièce pour passer d’un plan d’existence à un autre plan
d’existence (à ce moment-là, Pierre oscille la tête de gauche à droite, marquant le passage d’une rive à l’autre et du conscient à l’inconscient, le ton de voix change de gauche à droite. De
plus…en plus profon…dément (élongation des phrases. (On accentue cet effet par le moment de tête de gauche à droite qui fait passer le son d’un côté à l’autre. Aussi voix moins transe du côté
conscient et plus transe sur la rive inconsciente. Toujours l’accentuation avec élongation de voix sur le « de plus... en... plus... profondément... », Nous continuons à approfondir la
transe et ce n’est pas fini !)
P: Passer d’une existence où les choses sont ce qu’elles sont, vers une existence où les choses sont ce qu’elles seront, ou alors peut-être elles
ne seront plus ce qu’elles sont, si elles sont ce qu’elles sont. Parfois on les voit sous une autre couleur, une couleur qui peut être tellement différente. Sur ces canaux on peut sentir cette
eau fraîche qui coule dans nos mains (accompagnement du geste et de la parole. On peut se sentir devenir tellement léger, tu peux même sentir, peut-être, ou pas, sentir cette eau qui coule dans
ta main, ce vent qui va venir se perdre dans tes cheveux. Au loin, … quelque part…, une cloche sonne, la cloche du temps qui passe, d’un temps qui n’est plus le temps, car ce temps peut
être tout le temps du monde. Tout le temps du monde réuni en un seul temps. Cette rivière qui coule vers le fleuve de l’éternité, fleuve de l’éternité… voyage merveilleux et extraordinaire.
Voyage où tout est possible. Voyage exceptionnel. Ça me rappelle, ça me rappelle, ça me rappelle tant de choses, tant… tant de choses. Ce fleuve où nous pouvons retrouver l’origine de toutes
choses. Un fleuve où on se sent bien. Un fleuve où nous sommes à l’abri de toutes choses. Un fleuve où nous pouvons observer tout ce qui se passe sur les rives. Des rives sublimes qui changent
tout le temps.
(Passer d’une existence ou les choses sont ce qu’elles font ou une existence, ou les choses sont ce qu’elles seront, voilà qui indique clairement au sujet pourquoi nous sommes là. En
même temps l’utilisation du présent combiné avec le futur « seront » implique que dans la dimension où nous pénétrons. Le temps n’a pas son mot à dire, si nous voulons changer qui que
ce soi, c’soit ici et maintenant. On accepte en ajoutant une nouvelle confusion. Elles ne seront plus ce qu’elles sont si elles sont ce qu’elles sont. Difficile à intégrer pour l’esprit ré
approfondissement de la transe. En rejouant sur les sous-modalités. L’eau qui coule que l’on sent dans sa main, la cloche qui sonne, retour à nouveau sur le temps qui passe et n’est plus le
temps, mais un temps réuni. Tout se passe maintenant. Le fleuve de l’éternité qui retourne à l’origine des choses nous prépare au voyage, nous avertit que l’on va remonter jusque là où c’est
nécessaire pour trouver des solutions. Rappel de la notion de sécurité. On se sent bien sur ce fleuve, on observe tout en sécurité : métaphore de dissociation).
Un jour sur ce fleuve, on peut apercevoir une petite fille, une petite fille toute blonde, peut-être, ou pas,
était-elle blonde ? Était-elle brune ? je ne sais pas. Jolie petite fille, peut-être même s’appelle-t-elle Michelle, peut-être, ou pas. Peut-être cette petite fille est en train de
courir, le long du fleuve, peut-être, ça me rappelle ce petit garçon qui le faisait. Peut-être peut-on imaginer cette petite fille rencontre là, un vieux monsieur, un magicien, un magicien qui va
l’emmener, l’emmener dans un monde merveilleux. Un monde extraordinaire.
(Après la mise en transe et la notion au voyage et de l’exploration de l’espace-temps à l’infini en restant ici et maintenant, on pourrait donc dire après la création de la première ligne de
temps non formelle. Nous attaquons un autre domaine essentiel du travail en transe : la notion d’apprentissage. Pour cela, nous allons passer très classiquement par le retour à l’enfance.
Par le rappel de l’enfant intérieur, vous remarquerez que l’on reste toujours dans la notion d’autorisation et de possibilité « on peut... peut-être ou pas... ». Puisqu’on ne sait pas
la couleur des cheveux de Michelle enfant, on lui laisse le choix. De même l’enfant peut s’appeler Michelle ou pas, précaution importante. Au cas où l’enfance serait trop traumatisante, le sujet
a le droit de se dissocier en laissant agir un autre enfant que lui. Dans le même cadre d’idée on rajoutera un petit garçon, nous ne savons pas comment le sujet a perçu sa notion de féminité. Là
intervient la rencontre avec le vieux monsieur, le magicien. Le magicien est une métaphore à multiples sens possibles et qui peuvent se chevaucher. D’une part il déclenche la notion magique chère
à tous les enfants, indiquant ainsi la notion d’aventure à l’imaginaire. Rappelons-nous que ce que l’inconscient nous retransmet n’est pas forcément « la vérité » historique ou
judiciaire, mais bien ce qu’il en a perçu à travers ses différents filtres. Il lui est donc loisible d’exprimer ce qu’il veut de la façon qui lui plaît le mieux. Ensuite, le magicien représente
l’inconscient lui-même, qui connaît toutes choses et peut trouver une solution à tout. Et d’une façon positive et agréable en apparence puisque le monde où il nous emmène est merveilleux. Enfin,
le magicien, c’est aussi l’opérateur, l’hypnotiseur qui guide le sujet de l’intérieur qui rassure en étant avec le sujet dedans et dehors.)
Un monde que la petite fille a toujours rêvé de voir, un monde que la petite fille a toujours rêvé de
connaître, un monde où tout est possible. Un monde que l’on peut suivre en suivant le lapin. Le lapin a un rendez-vous, il y va (accélération du débit sur le mode conte de fée). Il
rentre dans le trou, on ne va pas le suivre de trop près, car le lapin est toujours pressé. Le lapin, il a un peu peur d’être en retard. On va le laisser à son rendez-vous. La petite fille, elle
peut aussi rencontrer, tweebedi tweebedou, est-ce que vous désirez une demi-tasse de thé ? un joyeux non-anniversaire. Tweebedi tweebedoui, une demi-tasse de thé, un joyeux non-anniversaire.
On peut rencontrer de drôles de choses dans ce monde aussi. On peut rencontrer un canard avec un nez en trompette (Pierre émet une série de sons se rapprochant du langage de
donald Duck. Michelle en transe sourit). Tellement, tellement de choses, tellement différentes. La petite fille s’amuse, s’amuse avec le magicien.
(Un monde que la petite fille a toujours rêvé de connaître. C’est une proposition de descente en profondeur dans les croyances et valeurs les plus enfouies du sujet. Quels étaient les rêves
d’enfance, ses espoirs ? En fait que l’on peut y arriver, puisque tout est possible.
Suit tout un passage tire de « Alice au pays des merveilles ». Le lapin que l’on suit dans le trou, le thé chez le chapelier, ancrage de plus en plus profond dans le monde de
l’imaginaire enfantin. La confrontation avec l’absurde met la part d’humour nécessaire dans toute chose. Pour dédramatiser si nécessaire et pour permettre d’accepter l’idée que toute idée est
possiblement bonne. Le fait que la petite fille s’amuse avec le magicien accentue la confiance en elle et dans ce qui peut se passer, elle est prête à suivre le mouvement que doucement nous
allons commencer à aborder.)
P:Le magicien qui la prend par la main, et l’emmène vers un endroit extraordinaire. Un endroit tout à
fait incroyable où la petite fille va se sentir tellement, tellement bien. Un endroit où la petite fille pourra voir au même endroit le passé, le présent, le futur, en regardant dans une grande
vasque, une grande vasque où coule une eau très claire, l’eau du fleuve de l’éternité. En admirant dans cette grande vasque, toute la mémoire du fleuve de l’éternité. Et… et elle y rejoint,
peut-être, d’autres enfants. Quand le magicien demande : « quelqu’un désire-t-il que nous allions voir quelque chose ? » et les enfants lèvent le bras. Et peut-être la
petite fille va aussi laisser son bras se lever. Car elle a une question, ou une autre question à poser, peut-être, ou pas. Elle peut sentir son bras devenir tellement léger, pendant qu’elle sent
l’autre bras qui est très lourd, très lourd, un bras est tellement léger, l’autre bras est tellement lourd, peut-être que le bras tellement lourd peut empêcher l’autre qui est tellement léger de
se lever, peut-être, ou pas. Et s’il se lève, il se lève par des gestes objectifs, honnêtes et inconscients. Alors que le bras commence doucement à se lever, par des gestes imperceptibles. Cette
main qui bouge, et qui va continuer à bouger doucement, par des mouvements objectifs, honnêtes et inconscients, en se dirigeant tout doucement vers le visage de la petite fille. Et plus cette
main se dirige vers son visage, et plus la petite fille trouve de plus en plus merveilleux ce monde incroyable où elle pourra trouver toutes réponses à toutes ses questions (à ce moment, le
bras de Michelle se lève de plus en plus dans la direction de son visage). Au fur et à mesure, que cette main se rapproche du visage, la petite fille se sait protégée par le magicien, ce
magicien qui veille sur elle et sur les autres enfants présents. Elle sent que c’est extraordinaire de faire ce voyage. C’est comme si la petite fille plongeait dans cette vasque et s’y sentait
tellement, tellement, tellement bien. Tellement bien qu’elle va aller voir comment arranger ce qui la préoccupe. Le magicien est là qui lui parle doucement. Et la petite fille entend uniquement
le son de la voix du magicien, alors que la main continue à monter vers le visage. La petite fille entend ce que le magicien lui dit, elle aime ce que le magicien lui dit, elle se sent bien dans
le son de sa voix.
( Ici nous rentrons dans le vif du sujet. Après avoir réassuré la sécurité et le confort de la petite fille, nous l’emmenons sur une ligne du temps représentée par la vasque d’eau.
Passé, présent, futur, l’ouverture complète de la mémoire, pour l’instant toujours en dissociation. Et en rejoignant d’autres enfants, nous attaquons le sujet qui tracasse Michelle : parler
en public. Et ici, devant le magicien, qui dans ce cas ci représente en même temps l’autorité, les examinateurs. Quand il demande « quelqu’un désire-t-il que nous allions voir quelque
chose », il donne l’autorisation d’analyser le souci de Michelle. L’autorisation d’explorer la ligne du temps, nous en profitons aussi pour re-approfondir la transe en induisant le mouvement
ideo-moteur de lévitation du bras. Nous passons ainsi à un xeme niveau de profondeur encastrée. Ici nous utilisons aussi cette lévitation pour accentuer le ressenti de sécurité de Michelle.
Nous l’amenons à ne plus entendre que la voix du magicien, représentant en même temps l’inconscient et l’hypnotiseur, jusqu’à ce qu’elle atteigne vraiment. La zone où le sujet et la petite fille
ne font plus qu’un et où le travail commence.)
Elle sait qu’elle apprend, qu’elle peut apprendre beaucoup, beaucoup d’elle-même. Car c’est elle-même qui va donner toutes les réponses. Elle en est très fière d’ailleurs. Elle en est
extraordinairement fière. Et devant tous les autres enfants, elle ressent une fierté (accentuation sur ce mot « fierté ». ) Peut-être même que tu peux ressentir la
fierté de cette petite fille. Elle se sent bien, tellement bien (accentuation). Elle sait qu’elle va connaître toutes les réponses, parce qu’elle sait toutes les réponses sont en elle.
Qu’en écoutant le magicien, elle peut trouver le chemin pour aller vers ces réponses. Un chemin extraordinaire et magique, elle sent le bien-être des bonnes réponses qui lui vient à l’esprit.
C’est extraordinaire et elle rentre en même temps dans la vasque. C’est comme si elle rentrait, alors que sa main va bien tôt toucher son visage, c’est comme si elle rentrait dans un fluide
magique, qui lui donne la possibilité d’entrer dans encore une autre dimension. Une dimension exceptionnelle, une dimension extraordinaire, où tout est possible. Tout est possible pour son
bien-être, et sa main touche son visage, et là (grosse accentuation)… ça y est, elle y entre complètement, complètement, totalement, elle entre dans ce monde merveilleux. Le monde du
bien-être de la connaissance, quelque chose d’exceptionnel. C’est une choses exceptionnelle et nous allons lui rendre visite à cette petite fille pour qu’elle nous guide à travers ce monde de la
connaissance, un monde qu’elle a déjà rencontré d’ailleurs, souvent le soir alors qu’elle ferme les yeux et qu’elle s’endort. Simplement elle fait un voyage, un voyage merveilleux. Un
voyage qu’elle oublie quand elle revient. Alors nous allons lui proposer maintenant de faire un voyage dont elle se rappellera, un voyage où elle se rappellera de toutes choses merveilleuses
qu’elle aura vues. Est-ce que la petite fille est d’accord pour faire ce voyage ? Si elle est d’accord, qu’elle me réponde. Peut-être d’un geste du doigt, peut-être en me disant
« oui ».
( En même temps, nous accentuons à nouveau la notion indispensable de l’apprentissage. Ce voyage qu’elle fait est un apprentissage. Cela implique les nouvelles modifications de la
structure de pensée. L’étape qui arrive est la notion de remise en confiance en soi, le fait de retrouver l’état essentiel qui est la fierté de soi. On accentue aussi le fait que toutes les
réponses sont en nous et que le fait de trouver ces solutions est profitable. Cette fierté, elle l’exprime devant d’autres, (les autres enfants), elle peut ressentir le bien-être de réussir en
public. Et nous re-enchâssons un nouvel approfondissement de la transe, sous une forme quadruple en fait.
1. nous proposons un nouveau voyage dans le voyage.
2. nous rappelons que ce voyage, la petite fille le fait dans ses rêves quand elle s’endort, ce qui implique deux notions d’induction : Devenir ce que l’on fait déjà dans l’inconscient. Et
puis, rappeler la notion de sommeil qui est déjà un voyage dans l’inconscient.
3. la reassociation avec un personnage vivant dans l’inconscient de Michelle est un puissant approfondissement de transe.
Enfin nous marquons la notion de relation entre le conscient et l’inconscient. Par le rappel qu’elle pourra se souvenir de ce que d’habitude elle oublie.
(à ce moment-là, voix enfantine de Michelle répond oui).
P:Elle est d’accord, merci, c’est gentil. Tu es une adorable petite fille. Est-ce que tu le sais ? et tu
as quel âge, quel âge as-tu, petite fille ? est-ce que tu sais ça ? ou peut-être tu n’as plus d’âge ? Peut-être n’as tu pas d’âge, puisque nous sommes en dehors du temps. Et que le
temps n’est qu’une illusion. Dis-moi, petite fille, tu sais que quelque part, il existe une autre dimension en toi, dans une autre dimension de toi, il existe une jeune femme, une jeune femme qui
s’appelle Michelle. Tu as déjà entendu parlé, tu la connais, je pense ? Tu connais Michelle, Michelle Picot, tu la connais ? Dis-moi, oui. Tu aimes bien Michelle Picot ? Oui ?
C’est fantastique. Alors, Michelle Picot a un léger soucis pour l’instant, peut-être que tu pourrais l’aider. Est-ce que tu es d’accord pour essayer de l’aider, Michelle Picot ?
( Nous entrons ici dans une phase beaucoup plus directive de l’expérience. Nous sommes en discussion directe avec l’inconscient de Michelle par l’intermédiaire de la petite fille.
Quoique sous une forme plus ludique, cette partie de l’exercice est très proche d’un mode classique de discussion avec l’inconscient et ses parties. D’abord, nous allons vérifier si la petite
fille connaît son âge. Pourquoi ? Si elle le connaît, cela peut l’indiquer une incidence précise à l’âge en question et il serait important de l’examiner plus en profondeur. Dans l’autre
sens, si elle ne le connaît pas, nous pouvons estimer être en relation simplement avec l’enfant intérieur de Michelle. Elément intemporel, ce que nous rappelons et qui ancre la transe encore plus
loin. Autre forme d’approfondissement encore : le fait de rappeler que Michelle est en elle et qu’elle est en Michelle. Et cette fois nous la dissocions dans le sens inverse. Nous associons
dans le personnage virtuel et nous l’amenons à percevoir en dissociation le personnage réel de Michelle. Nous vérifions l’écologie du système en amenant la petite fille à marquer son accord
concernant l’aide à Michelle.)
M:Oui.
P:Tu es d’accord, c’est fantastique. Je te remercie. Je suis sûr que Michelle va être très contente de savoir que tu es d’accord de l’aider. Michelle a un problème, un léger souci, Michelle a peur de parler en public. Michelle a peur de parler en public. Et ce même souci fait que Michelle a tendance à échouer à des examens. Elle a tendance à rester bloquée devant les examens. Tous les enfants connaissent ça. Ce n’est pas toujours facile, n’est-ce pas ? Tu te rappelles la première fois où tu as réussi un examen ? Est-ce que tu te rappelles ? Est-ce que tu peux t’en rappeler ? Si tu cherches, tu avais réussi cet examen. Tu étais très fière, un examen que tu avais réussi et que tu étais très fière d’avoir réussi. Est-ce que tu te rappelles de ce moment ?
M:Oui
P:Oui ! C’était bien, hein ? Ça s’est passé comment, ce moment-là ? Tu peux m’en parler ? Moi, ça me ferait très plaisir et peut-être ça pourrait aider Michelle Picot. Et puis je serais très fier que tu me fasses des confidences aussi. Ça s’est passé comment ? Cette fois-là où tu as réussi un examen et où tu en étais très fière.
M:C’était mon permis de conduire.
(Re-précision sur le but recherché. Important. Nous amenons à considérer que ce souci n’est pas exceptionnel : « tous les enfants connaissent ça », ce qui annule la
possibilité de croire que l’on est un monstre. On ancre ce desactivateur de complexes en émettant un truisme : « ce n’est pas toujours facile, n’est-ce pas ? » Formule
« n’est-ce pas » à la fin de la phrase annule la réponse négative possible. On dit non à la place (utilisation du double négatif inversé) on remarquera dans cette partie, l’importance
de la reformulation permanente des questions jusqu’à obtention d’une réponse.)
P:C’était ton permis de conduire ! D’accord. Et là tu l’as réussi. C’est vrai qu’un permis de conduire pour une petite fille, c’est quelque choses d’exceptionnel. Et c’est le premier examen que tu as réussi en étant fière ?
M:Oui
P:Les autres tu ne les as pas réussi ou tu n’étais pas fière ?
M:Pas réussi.
P:Les autres tu n’as pas réussi, tu n’as jamais réussi un examen avant ce permis de conduire ?
D’accord, alors ce permis de conduire, c’est normal que tu sois très, très, très, très fière de l’avoir réussi. Félicitations ! Est-ce que je peux te féliciter ?
M:Oui.
( Le permis de conduire. Le premier examen réussi de Michelle est pour elle son permis de conduire. On remarquera l’importance de la vérification concernant un fait qui peut surprendre.
On pourrait supposer beaucoup de choses sur le fait que ce permis soit le seul examen réussi dont Michelle se souvienne inconsciemment. On pourrait argumenter sans fin sur l’importance de ce
permis. On aurait tort car la seule personne qui pourrait vraiment l’expliquer, c’est elle et dans ce même état. Ici, cette explication n’est pas en soi nécessaire et elle ne semble pas y tenir.
Par contre, elle apprécie et accepte le fait que nous la félicitions. Donc nous validons et continuons.)
P:Est-ce que tu peux ressentir le plaisir maintenant que tu as eu à réussir cet examen ? Est-ce que tu peux
le laisser remonter en toi ce plaisir ?
Ah oui, il est là. Il remonte ce plaisir. La fierté que tu as réussi cet examen. Tu te rappelles (sourire de Michelle et manifestation corporelle nette du plaisir qui remonte). Tu te rappelles, tu t’en rappelles bien ?
M:Oui.
P:Encore, encore. Je vais te suggérer quelque chose, te proposer quelque chose, et qui va peut-être aider
Michelle Picot aussi. Si tu faisais un geste. un geste. Au moment où tu ressens ce plaisir de cet examen, un geste qui te permet de ressentir ce plaisir chaque fois que tu en auras envie,
chaque fois que tu en auras besoin. Est-ce que tu pourras faire ça ? Un geste facile à faire, à n’importe quel moment, voilà (à ce moment-là, bien observer le sujet). Tu me dis
quand le geste est fait, parce que je ne le vois pas. Qu’est-ce que tu fais comme geste ? (A ce moment-là, Michelle serre le poing gauche de plus en plus fort) Voi…là…, c’est bien.
Encore plus fort, le geste. Bien, fantastique, fantastique, fantastique ! Alors, maintenant tu as ce geste, je te propose de le relâcher un instant, tu le relâches un instant.
(ici nous allons chercher au plus profond le ressenti du plaisir et de la fierté d’avoir réussi, et nous l’ancrons. Cela va beaucoup nous servir par la suite.)
Oui, est-ce que je peux te toucher la main de temps en temps ? (La respiration de Michelle est
de plus en plus profonde et intense) Je peux ? Ça ne te dérange pas ? C’est bien (Pierre aide la main à se décontracter en la touchant légèrement). Alors je
vais te proposer maintenant, nous allons aller voir… tu sais que dans l’esprit de beaucoup de gens, par exemple chez Michelle Picot, et bien il y a par exemple plusieurs petites Michelle Picot,
qui ont des tas de raisons de lui faire faire des tas de choses. Tu sais ça ? Tu en as déjà entendu parler de ça ? Toi aussi, d’ailleurs, en tant que petite fille, tu as des tas
d’autres petites filles à l’intérieur de toi, qui t’aident à prendre des décisions. Tu le sais ? (Michelle dit oui) D’ailleurs tu peux les voir éventuellement si tu regardes dans la
vasque. Tu vois la vasque avec l’eau magique ? Si tu regardes dedans, tu peux des différentes petites filles. Tu les vois ? Elles sont sympathiques, hein ? Oui, elles sont
chouettes, elles sont sympas (Michelle acquiesce et sourit). Tu sais qu’elles sont là en permanence pour t’aider. D’accord ? Tu sais que tu peux toujours, toujours
compter sur elles. Ok ? Tu es toujours accompagnée, tu as toujours des amies sur lesquelles tu peux toujours compter, et qui vont t’aider à prendre une décision. Ces amies sont là, à
l’intérieur de toi. Alors, on va se mettre en contact avec les petites Michelle Picot. D’accord ? Elles sont aussi très sympas. Je ne sais pas si tu les connais, mais elles sont super
sympas. Elles sont là pour aider Michelle, évidemment. Nous sommes d’accord ? Tu es d’accord pour que nous allions leur rendre visite ? Allez, viens, on y va. On va aller à travers la
vasque, d’accord ? Et dès que tu vois, les petites Michelle Picot, parce qu’elles sont en train de travailler, elles ont beaucoup de boulots pour l’instant, elles ont beaucoup de décisions à
prendre. Alors, on va travailler de façon à ne pas trop les déranger. Tu es d’accord ? On va les poser quelques questions quand-même, parce qu’elles sont là pour nous répondre. Ça fait
partie de leur travail, elles le savent et elles sont d’accord en général pour nous répondre. Est-ce que tu penses qu’elles sont d’accord cette fois-ci ? Si on leur demande gentiment, elles
sont d’accord. Qu’est-ce que tu en penses ? Oui. Dès que tu les vois, tu me fais signe, tu me le dis. Il y en a une qui nous intéresse surtout, c’est celle qui est responsable des examens et
de la présence en public de Michelle… dès que tu vois celle-là, tu me fais signe. Tu la vois ? D’accord. On va s’approcher d’elle, on va lui poser quelques questions, tu veux bien ? Ok,
bien. Alors, est-ce que je peux parler en direct avec elle ? Tu veux bien me mettre en contact direct avec elle ? Je reste avec toi, et je reviens dès que j’ai fini de discuter avec
elle et nous allons continuer notre petit voyage ensemble.
(Toujours le souci de l’écologie, on demande toujours l’autorisation pour pouvoir toucher un sujet en transe (on peut demander l’autorisation une fois pour l’ensemble de la séance.
La métaphore du bureau. Ici on introduit Michelle dans le monde de ses parties de l’inconscient. Le fait que toutes les petites Michelle ayant la même tête que celle de Michelle enfant, puis
adulte, renforce la notion que c’est Michelle elle-même qui a travers les subdivisions de son esprit, prend ses propres décisions (notion de responsabilité). On implique en même temps que nous
avons toujours toutes les ressources nécessaires en nous. Le fait de rappeler qu’elles ont beaucoup de travail implique qu’à tout moment l’inconscient continue à travailler pour nous, et que même
le travail que nous faisons maintenant peut, si nécessaire, se poursuivre en dehors de la séance.A nouveau, vérification écologique et accord des parties pour le travail à effectuer.Demande de
prise de contact direct avec la partie responsable du sujet qui nous intéresse. )
Je reste avec toi en même temps, si tu veux, pour que nous restions ensemble, si tu veux, tu peux me tenir la main, si tu veux, ou pas. Bien, tu me tiens la main, je vais me rapprocher un petit
peu, et ensemble nous allons poser la question à la petite Michelle Picot.
Bonjour, petite Michelle Picot, responsable des réactions en public et aux examens de Michelle Picot. Vous allez bien ? Je suis charmé de faire votre connaissance. Je vous remercie
d’ailleurs, de tout travail que vous faites pour Michelle. Simplement, nous avons quelques légers soucis pour l’instant. Nous ne comprenons pas très bien le pourquoi des choses. Et j’aimerais
vous poser la question, Michelle aimerait aussi d’ailleurs, poser la question, pour savoir quelle est l’intention positive que vous recherchez en donnant ce comportement d’insécurité à
Michelle ? Ce comportement en face du monde, ce comportement aux examens. Quel est le but recherché ? Positif je suis certain d’ailleurs, puisque vous ne faites que des choses positives
pour elle, quel est le but recherché ? Est-ce que vous pouvez me parler de ça ? Quel est l’objectif premier de ce comportement ? Qu’est-ce que vous chercher à obtenir ?… Et
quand Michelle a peur aux examens ou a peur de parler en public, qu’est-ce que vous cherchez à obtenir ? … (respecter le temps d’attente pour obtenir des réponses)
M : La protéger.
P : vous cherchez à la protéger. C’est extraordinaire de chercher à la protéger. La protéger de quoi ?
M : de l’échec
P : vous cherchez à la protéger de l’échec. D’accord, bien. Et si maintenant, vous réussissez à la protéger de l’échec, ça apporte quoi en plus d’encore plus important, d’encore plus positif pour Michelle ? (reformuler plusieurs fois, temps d’attente important nécessaire)
M : elle n’abandonnera pas.
P : elle n’abandonnera pas, elle va continuer des choses…
M : On ne l’abandonnera pas.
P : on ne l’abandonnera pas, d’accord. On ne l’abandonnera pas. Donc si elle est protégée de l’échec, voilà, donc si elle n’a plus d’échec, on ne l’abandonnera pas. C’est ça ? D’accord. Et si on ne l’abandonne pas, elle va se sentir comment alors ?
M : acceptée.
P : elle va se sentir acceptée. Ça c’est fantastique, ça. Et si elle se sentit acceptée, elle va être comment ?
M : Elle va exister.
P : elle va exister. C’est extraordinaire d’exister. C’est une chose fantastique d’exister. Ah, oui…est-ce qu’on peut considérer qu’exister est un état essentiel pour Michelle ?
M : être existante.
P : être existante, c’est une chose extraordinaire, ça.
M : être.
P : être, vraiment, carrément.
M : oui.
(ici nous gardons un ancrage physique avec le sujet en lui tenant la main, cela permet d’abord de rassurer quant aux événements étranges qui sont en train de lui arriver, d’autre part, on
reste en ancrage, non pas sur Michelle en elle-même, mais sur la petite fille, et donc on maintient la profondeur de transe. Ici la recherche de l’intention positive se fait de façon quasi
formelle. On cherche l’état essentiel.
« Et si vous avez cela, ça apporte quoi d’encore plus positif ? »
Jusqu’au moment où on est au maximum.)
P : voilà, ok. Alors, je vais vous faire une proposition. Est-ce qu’on pourrait faire comme si, on va
jouer comme un jeu, on a toujours la petite fille avec nous, elle aime bien jouer les jeux, vous vous rappelez la petite fille, elle est là. Et est-ce qu’on pourrait jouer un jeu avec la petite
fille, parce que ça lui ferait plaisir, je pense. On va faire comme si Michelle avait déjà atteint ce niveau d’existence. D’accord ? Cet état d’être extraordinaire qu’est exister. Est-ce que
vous pourriez imaginer ça ? Ce niveau d’existence, est-ce qu’il y a moyen de le ressentir maintenant ? Faire comme si et le ressentir, c’est possible ? Dites-moi. Laissez-vous
aller bien dedans, profitez-en. Parce que c’est une chose extraordinaire que vous allez vivre là en faisant comme si (Michelle est très souriante et a toujours la main droite sur le
visage). C’est un moment exceptionnel, ça. Dès que vous y êtes, serrez-moi la main. Ah oui, on sent qu’il vient, là. Il est en train de monter, cet état d’être, de plus en plus fort, c’est
bon ça. Oui, voilà, c’est bien (gros soupir de bien-être de Michelle). Alors je vais faire une suggestion, alors que je reste totalement à côté, je vais lâcher la main, pour vous
permettre de refaire ce geste extraordinaire qui fait que quand vous vous sentez bien, que vous faites ce geste, et au moment où vous sentez cet état d’être, je vous suggère de refaire ce geste,
de fermer ce poing à nouveau, très fort, au moment où vous sentez cet état d’être(Michelle avait déjà choisi un ancrage de bien-être : le poing fermé, lors d’une précédente mise
en transe). Au moment où vous sentez cet état d’être : exister, vous êtes d’accord ? D’ailleurs, plus vous allez serrer ce poing, et puis cet état d’être va s’amplifier maintenant
(Michelle serre le poing très fort). Exister ! Exister complètement. C’est fantastique ça, on est d’accord ? Est-ce que c’est fantastique, est-ce que vous trouvez ça
fantastique ? (Michelle fait signe que oui, et semble concentrer toute son énergie sur ce mouvement) ah, oui, oui c’est génial, ça ! Allez, encore plus fort, oui !
(Michelle serre le poing extrêmement fort) Bien, alors maintenant on va continuer à faire comme si. Vous voulez bien ? Maintenant imaginons que vous existez, que Michelle ressent
cette existence pendant elle est en train de passer un examen ou de faire une conférence. D’accord ? Allez ! Je suis avec vous, on va ensemble à la conférence, on va à cette conférence,
et on va laisser Michelle exister pendant cette conférence, ok ? On va à cette conférence avec sentiment d’exister. (A ce moment-là, Michelle arbore une mine décidée et resserre
le point très fort) Allez, on va exister pendant la conférence, on va exister pendant l’examen. (Pierre ponctue chaque mot d’un geste) d’accord ? Ok ? C’est génial, ça
quand-même. Fantastique ! waoooow ! Oui ! allez on réussit l’examen maintenant, et on existe ! (Michelle marque du geste et de la mimique une participation totale à la
simulation : elle vit vraiment l’instant et le ressent totalement. Pierre, de son côté, est totalement dans l’action, et serre le poing autant que Michelle) oui, allez, on réussit
l’examen et on existe. Encore plus fort ! Oui, c’est génial ! A propos, puis-je vous demander, pendant que vous continuez à exister, où se situe votre bureau dans le corps de
Michelle ? Il se situe où géographiquement dans le corps de Michelle ? Au niveau du cœur ? D’accord. Bien. Est-ce que c’est bon ? Est-ce que c’est bien pour Michelle ?
(Michelle fait signe que oui) là c’est bien ? Ok. Alors, vous allez maintenant avec ce sentiment d’exister, on va revenir un instant à l’extérieur, Michelle va rouvrir les yeux
pendant 2 minutes, 2 minutes de temps d’horloge avant de retourner encore plus profondément.
(« faire comme si »
Ici nous allons faire « comme si », la solution pour faire goûter aux gens ce qu’ils ont toujours eu envie, mais qu’ils n’ont jamais osé, l’esprit accepte de faire « comme
si ». Mais une fois que le processus est lancé, il ne fait plus vraiment la différence avec la réalité physique et même le sujet peut réellement goûter l’état qui lui est proposé.
Remarquer l’importance de l’accompagnement, encouragement et de l’ancrage. Le principe en lui-même est simple. Simuler l’événement problématique en l’intégrant à l’état essentiel.
Ancrer et amplifier.
Garder l’ancrage et ramener à l’état de conscience.
A remarquer que l’on profite de ce moment pour faire prendre conscience. A l’esprit qu’il fonctionne avec un corps en lui demandant sa position géographique. Au retour à l’état de conscience éveillé, parler d’autre chose, distraire, cela va amener l’amnésie momentanée. Il
semble, sur base de l’expérimentation, que l’inconscient mettra plus rapidement le travail en place s’il y a amnésie de ce travail.
Paradoxalement, il est bon d’en parler un peu plus tard pour refaire la connexion conscient-inconscient, et permettre au travail de s’exprimer. Cette connexion faite de l’extérieur n’est pas
semble-t-il en contradiction avec l’amnésie.)
Reprise de l’ancrage manuel par Pierre, pour ramener Michelle à l’état de transe profonde.
P : on retourne maintenant parce qu’on va faire une autre expérience. Est-ce que tu es d’accord ? Ok. (Michelle marque son accord et garde la main droite en permanence sur
la zone du cœur, là où est censée se située la partie responsable avec laquelle est était en communication) tu peux peut-être desserrer le poing (relâchement de l’ancrage de
bien-être), dès que je suis avec la petite fille, si elle veut bien, me serrer la main pour que je sache que je suis avec elle. Ça y est, je suis avec la petite fille (pression de la
main de Michelle). Rebonjour, ça va ? Toujours contente d’être là ? Alors maintenant je vais te proposer quelque chose. On va continuer à aider Michelle. Tu es d’accord ? Elle
est sympa, Michelle, hein ? Oui, elle est chouette (réutilisation des mêmes tonalités pour les mêmes mots que dans les exercices précédents).
Voilà, tu t’installes
bien, confortablement, et c’est bien parce qu’on va au cinéma (étirement de Michelle qui se détend totalement).
Tu aimes bien le cinéma ?
Oui, c’est chouette.
On va au cinéma et on va voir quelque chose un peu spécial. D’accord ?
Alors, d’abord, il faut bien te dire une chose, c’est que toi là dedans, tu seras spectatrice. Ok ? Toi, tu es là, en sécurité, spectatrice au cinéma et il va se passer quelque chose un peu
particulier
(utilisation par Pierre d’un ton particulièrement badin).
Alors, le cinéma, on va commencer par une grande toile blanche, on va d’abord regarder cet écran de cinéma, ce
merveilleux écran de cinéma. Tu le vois ?
Tu me le dis quand tu le vois. Il est beau, il est grand, hein (confirmation de Michelle).
C’est bien qu’il soit grand parce qu’alors on va voir beaucoup mieux toutes les images clairement, hein, d’accord ?
Et on va faire quelque chose un peu particulier.
Regarde, sur l’écran, va apparaître une image, une image en noir et blanc.
Dans cette image en noir et blanc nous allons voir Michelle,
Michelle, juste avant qu’elle ne passe un examen devant plein de gens.
C’est une image fixe. Tu la vois ? Tu me dis quand tu la vois. Dans une minute, Michelle va passer un examen, devant plein de gens, d’accord ?
L’image est fixe et est en noir et blanc, tu la vois ? Oui, ok, bien
(entre chacune de ces questions, Pierre attend la réponse positive de Michelle pour continuer).
Alors maintenant, regarde bien, dans la salle, dans la salle de cinéma,
tu vois la salle de cinéma ?
Tu vois là, tu vois là au deuxième rang, Michelle est assise. Tu la vois ?
Elle est en train de regarder l’image, elle aussi
(bien que Michelle aie les yeux fermés, Pierre ponctue chaque phrase en montrant du doigt l’emplacement supposé de ce qu’il explique).
Michelle est en train de regarder l’image, c’est marrant, hein ! Qu’est-ce que tu en penses ? Elle est en train de se regarder. C’est gag !
Et toi, tu es en train de la regarder.
Toi, tu es en train de la regarder en train de regarder l’image.
C’est fantastique, ce qu’on sait faire actuellement.
Et puis regarde, regarde là-bas en haut, dans la cabine du projectionniste, regarde la cabine du projectionniste, il y a encore Michelle qui est dedans aussi.
Oh là là, on a trois Michelle là ! Une Michelle dans la cabine du projectionniste, une dans la salle de cinéma et l’autre dans l’écran. Tu les vois toutes les trois ? Quand tu les vois
toutes les trois, tu me préviens, tu veux bien ?
(Confirmation de Michelle)
Tu les vois, ok, c’est fantastique. Alors maintenant regarde, l’écran, le film va se mettre en route, et ce film il va aller très vite.
Alors attention ! Ce film c’est quand-même un triller quelque part, donc, il y a quand-même des choses qui vont se passer dedans.
Alors, si tu veux, tu me tiens la main, comme ça tu sais que tu es en parfaite sécurité. Alors le film va se passer très, très vite,
Michelle va entrer dans cette salle d’examen,
elle va passer son examen,
mais on sait bien qu’on va voir Michelle qui a peur de passer cet examen.
Ok, et puis elle ressort.
Elle a fini l’examen et elle ressort.
Tu me serre la main dès que Michelle est ressortie.
Ça peut aller très vite, à la vitesse de la pensée.
Voilà c’est bon. Maintenant l’image s’arrête à nouveau, d’accord,
l’image s’arrête, l’image est arrêtée, d’accord ?
Alors maintenant regarde l’image, elle passe du noir et blanc, elle vient en couleur. D’accord ? Dès qu’elle est en couleur, tu me le dis. Bien.
Michelle qui est dans la salle - houps – c’est comme si elle s’envolait, le magicien est encore pas loin.
Michelle s’envole et entre dans la Michelle qui est dans l’écran.
Et la Michelle qui est dans la cabine du projectionniste, elle quitte la cabine du projectionniste et rentre dans la Michelle qui est dans l’écran. Il n’y a plus qu’une seule Michelle et elle est
dans l’écran, tu la vois ?
(Confirmation de Michelle)
On rentre dedans avec elle
Bien. Maintenant on va s’amuser, hein !
On va tout faire revenir en arrière et en couleur.
On rebobinne tout, très vite, en couleur. D’accord ? Tu veux bien ?
Allez, tu me dis dès que c’est fini. Hop, dès qu’on est revenu à une minute avant.
Ça y est ?
Ok, je trouve ça marrant. Alors si tout ça, on le refaisait dix fois ensemble d’affilée, d’accord ? Tu veux bien ? Allez, dix fois et de plus en plus vite. D’accord ? Allez,
on est parti. C’est parti. Et tu m’avertis dès que c’est fini, dix fois de plus en plus vite… dès que c’est fini, dix fois de plus en plus vite, tu m’avertis… ça y est ? Ok, fantastique
(Michelle semble se relâcher totalement).
Alors maintenant on va modifier un petit peu le scénario. Parce qu’après tout, on a le droit, tu sais ça, il y a quelqu’un qui a dit, un
jour, nous sommes tous à la fois le producteur, le metteur en scène et l’acteur principal d’un film extraordinaire qui s’appelle « Notre vie ». Tu as entendu parler déjà de ce
film ? Il s’appelle « Ma vie ». Il s’appelle « Ta vie ». Hein ? Alors on va modifier le scénario de la vie, d’accord ?
(Accord de Michelle)
alors maintenant, regarde, on recommence une minute avant, que Michelle n’entre dans la salle de conférence, dans la salle d’examens.
D’accord ? Mais là, elle est en couleur. Tu la vois en couleur.
Elle va utiliser d’ailleurs, comme toi, elle va serrer son poing comme toi, tu la vois ?
Elle serre son poing comme toi (Michelle resserre son poing très fort).
Sens le bien-être qui monte, avec le poing qui se serre, tu le sens ?
Voilà, et bien maintenant, elle rentre dans la salle d’examen, et elle va réussir son examen, et elle va être FIERE de réussir son examen. Elle est en couleur, elle rentre dans la salle d’examen,
elle est FIERE de réussir son examen…
ok, tu me dis dès qu’elle a réussi son examen maintenant… tu me dis dès qu’elle a réussi (Michelle fait signe que oui, elle a redressé sa posture, le poing est très serré).
On va se faire plaisir, on va repasser ça dix fois d’affilée, l’un derrière l’autre, d’accord ? Et le poing il va se serrer de plus en plus fort. Allez, de plus en plus fort… oui… c’est
bien…
(gros soupir de soulagement de Michelle avec le poing très serré)…
et tu sais que ce film là, il va gagner un prix, il va gagner un Oscar, ce film là. Qu’est-ce que tu en penses ? Il mérite un Oscar (accord de Michelle),
un Emi Award. Et là, ce ne sera pas un Emi Award, ce sera un Michelle’s Award
(sourire de fierté de Michelle).
Alors, on va à nouveau remonter vers l’extérieur pendant deux minutes, tu veux bien ? Juste deux petites minutes.
( double dissociation
Nous entamons la deuxième phase de la transformation : la double dissociation. Bref rappel : le but de cette opération est de désactiver le souvenir désagréable qui fait empreinte pour
le remplacer par un souvenir de travail.
La désactivation va reposer sur l’utilisation combinée des sous-modalités et de la dissociation. Rappelons que c’est le souvenir associé qui est à la base du rappel de ressenti, chaque souvenir
étant collé à un type de représentation. Si nous dissocions le souvenir et que nous modifions la structure de l’expression de celui-ci en changeant les filtres (visuels, kinesthésiques,
auditifs...), nous changeons totalement l’effet de l’expérience vécue.
En reassociant par la suite, une image désirée a des modalités positives. Nous reimpregnons une nouvelle source de référence et donc nous modifions l’expérience et ses résultats ultérieurs.
Dans le détail de l’exercice en lui-même, que voyons-nous ?
Utilisation directe de l’ancrage pour ramener Michelle rapidement en transe profonde (lui tenir la main).
Reprise de contact avec la petite fille, puis remise en place des notions d’écologie (accord pour travailler), de sécurité et de bien-être.
Utilisation d’ancrage vocaux (mêmes mots et mêmes tonalités que précédemment lorsque le sujet était en transe profonde).
Rassurer au fur et à mesure que l’on met les conditions de l’exercice en place (plus il semblera anodin et simple, voire simplement amusant, mieux tout se passera).
Ecran blanc, dissociation en trois Michelle (écran noir et blanc, image fixe). Ecran, salle, projectionniste.
On envoie l’image (vitesse de la pensée)
Stop
reassociation partielle (salle et projectionniste rentrent dans écran)
Modification des sous-modalités : noir et blanc devient couleur
Retour en arrière (rembobiner la vidéo à la vitesse de la pensée)en couleur. Le N/B implique le désagréable. La couleur implique le positif et efface le négatif en le rembobinant
refaire 10 fois
Reprendre l’état essentiel, l’associer au comportement désiré par l’ancrage et faire tourner en association complète en couleur 10 fois d’affilée.
Remarquez la métaphore associée à l’idée de cinéma. Le film qui s’appelle « Votre vie », et en faire en lui-même un succès cinématographique.)
(deux minutes de distraction)
Je te propose, on va faire un dernier petit tour. Alors tu vas refermer les yeux, et si tu veux, tu me donnes
la main, parce qu’on va retourner chercher la petite fille.
Et on y retourne, tranquillement. Dès que j’ai la petite fille avec moi, je vais demander que la petite fille me serre la main. Voilà, elle est là, c’est fantastique.
Bonjour, ça va ?
Tu te sens bien ? Je suis content, je suis très content parce qu’on fait quelque chose de très bien pour Michelle. Tu sais ça ? Qu’est-ce que tu en penses ? C’est chouette,
hein ? Alors maintenant tu vas me donner un coup de main, à nouveau, on va faire la dernière petite chose aujourd’hui pour aider Michelle, tu veux bien ?
(Accord souriant de Michelle) oui ?
Ça va être chouette. On va retourner voir un petit peu au bureau des intentions positives et des comportements.
Parce qu’ils ont quand-même pas mal de trucs qui peuvent nous aider dans ce bureau, qu’est-ce que tu en penses ?
Ils sont chouettes, quand-même, ils sont vraiment là pour nous aider. Alors, on va retrouver l’employée responsable des comportements, ok ?
Tu me dis dès que nous sommes en contact avec cette employée, parce que je voudrais bien reparler une petite fois avec cette employée qui était particulièrement aimable, particulièrement efficace
en plus, et qui nous a donné de très très bons renseignements.
Dès que je suis en sa présence, ça sera bien qu’on me prévienne, dès que j’y suis, on me le dit.
Bonjour, je suis content de vous revoir.
Ecoutez, je voudrais vous faire une proposition.
Vous nous avez déjà beaucoup aidé,
on a déjà retrouvé les intentions positives, les vraies intentions positives, d’accord ?
C’est pour permettre à Michelle d’être, d’exister vraiment, permettre à Michelle de pouvoir être en sécurité, de pouvoir être en sécurité pour éviter l’échec, d’accord ?
Et si elle évitait l’échec, de pouvoir exister, pour être reconnue et exister,
c’est fantastique je trouve, vous faites un travail extraordinaire, et je vous remercie vraiment.
On sait que c’est pas moi, c’est Michelle et en même temps je crois que je peux parler à son nom, je vous remercie du travail que vous faites pour elle. Sincèrement.
Alors maintenant on a ces intentions positives, et puis on a quand-même modifié déjà quelques petites choses ou quelques autres petites choses, on a déjà trouvé certaines autres ressources,
d’accord ?
(Michelle marque son accord)
Alors je vais vous proposer, est-ce que vous pensez que nous aurions sous la main toutes les ressources nécessaires pour permettre à Michelle
d’avoir le même résultat, de permettre à Michelle d’atteindre le même objectif, cet état essentiel, être, exister, hein ?
Autrement que par le comportement actuel, autre ment que par le comportement de peur, autrement que par le comportement d’échec aux examens, un comportement qui permettrait à Michelle en plus
d’être bien, de se sentir bien. Est-ce que vous pensez que nous avons toutes les ressources pour ça ?
Dites-moi. Qu’est-ce que vous en pensez ?
(Michelle marque son accord)
oui ? Vous croyez que c’est faisable ?
Dites-moi, ok, vous êtes d’accord qu’on le fasse ?
Vous êtes d’accord qu’on fasse les recherches ?
(Michelle marque son accord)
Ok, alors, on va demander l’aide de votre collègue qui est au bureau des générateurs de nouveaux comportements, d’accord ?
Je sais, je l’ai déjà aperçue, elle est très sympa aussi. Elle est là ?
Elle est là aussi ?
C’est fantastique !
Bien, alors, bonjour, merci d’être là. Merci de nous aider.
Alors, est-ce que vous avez bien suivi tout ce que nous avons déjà fait jusqu’à présent ? Oui ? Bien.
Est-ce que vous avez saisi l’ensemble de ce que nous faisons ? Oui ? Bien.
Donc, en fin de compte, nous avons toute une série de ressources, nous avons des objectifs essentiels, d’accord ?
Michelle avait besoin d’être en sécurité, elle avait besoin d’être reconnue, elle avait besoin d’éviter l’échec, d’éviter l’échec, d’être reconnue, elle avait besoin d’exister, de se sentir
exister, d’accord ? Bon,
et elle avait ce comportement que, avec certains de vos autres collègues, on a désactivé, d’accord ? Bien.
Alors, ce qui serait intéressant maintenant, peut-être, c’est de faire une recherche, et de trouver peut-être, les trois ou quatre meilleurs comportements possibles qui puissent en même
temps remplir toutes les intentions positives, et permettre à Michelle de vivre comme elle désire.
Est-ce que vous êtes d’accord pour rechercher ça ?
(Accord de Michelle)
oui ? Alors, écoutez ça, je vous laisse rechercher pendant… moi, je vous dis, prenez tout le temps dont vous avez besoin pendant les deux minutes de temps d’horloge qui viennent, qui peut
être tout le temps du monde.
Pendant ces deux minutes de temps d’horloge qui peuvent être tout le temps du monde, moi, je vous propose, de prendre tout le temps, absolument tout le temps dont vous avez besoin.
Vous me prévenez simplement, dès que vous avez trouvé, les meilleurs comportements possibles, pour permettre à la fois de remplir toutes les intentions positives, et de permettre à Michelle
de vivre aussi bien qu’elle désire, d’accord ?
Vous me faites signe dès que vous avez trouvé ?
Vous savez quoi, je vais peut-être garder la main dans la main de la petite fille, et puis comme ça on me serre la main, dès que l’on a trouvé, les trois meilleurs modes de comportements
possibles qui vont permettre à la fois de remplir toutes les intentions positives, et en même temps, et en même temps parce que c’est important, de permettre à Michelle de vivre aussi bien
qu’elle désire et qu’elle le mérite d’ailleurs.
Dès que vous avez trouvé ça, vous me faites un petit signe, vous me serrez la main… tranquillement, à son aise, c’est un travail de recherche qui est important.
Parce qu’il faut quand-même les tester au fur et à mesure tous ces comportements, parce qu’il faut quand-même être sûr qu’ils soient les meilleurs possibles, hein ?
Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi.
Et là je fais confiance justement, je fais confiance à la valeur de ces parties, de ces employées, qui sont là pour générer les nouveaux comportements,
elles font un travail extraordinaire.
Très consciencieux,
elles sont exceptionnelles, ces employées-là. Un travail superbe.
Dès que vous avez trouvé, vous me serrez la main, les trois meilleurs comportements possibles, ou mode de comportements possibles qui permettent à la fois à Michelle de remplir ses
intentions positives, et en même temps de vivre aussi bien qu’elle le désire…
oui, je pense qu’on est en train de trouver des choses, on est sur des pistes là.
(Importantes modifications dans la respiration et le rythme cardiaque de Michelle)
Dès que vous avez trouvé, vous me prévenez. Trois meilleurs comportements possibles, ou mode de comportements possibles qui permettent à la fois à Michelle de remplir ses intentions positives, et
en même temps de vivre aussi bien qu’elle le désire. Naturellement, toujours dans le respect de toutes les intentions positives.
Ça c’est important, c’est essentiel même.
Dès que vous avez ça, vous prévenez…… Là j’ai cru percevoir un mouvement, je demande une confirmation, non, pas encore…… dès que vous avez la proposition de comportements, voilà, on y est,
fantastique !
Alors que nous avons la proposition de comportements qui est là.
Bien, bon, évidemment cette proposition de comportements, on va quand-même passer par l’ensemble du bureau, il faut un contrôle complet de l’ensemble du bureau, vous êtes d’accord avec moi ?
Oui ?
On va demander à toutes les parties de Michelle, si elles sont d’accord avec cette proposition.
Est-ce que toutes les parties de Michelle sont d’accord avec cette proposition ? …… Est-ce que toutes les parties de Michelle sont d’accord avec cette proposition de nouveaux
comportements ? …
Oui, voilà qui est fantastique.
Alors toutes les parties de Michelle sont d’accord avec cette proposition de nouveaux comportements.
Bien. Alors je vous propose simplement, on va l’installer ce nouveau comportement, d’accord ?
Installons ce nouveau comportement. Ça, ça peut aller à la vitesse de la pensée, hein ?
Avec les moyens techniques dont vous disposez, switch, switch, il n’y a qu’à installer, à la vitesse de la pensée, switch ! Vous me dites dès que c’est fait.
C’est fait ? Ok, c’est fantastique. Moi, je vous propose une chose, on va peut-être visionner, ce que cela va donner dans le futur, une fois qu’on va utiliser ces nouveaux
comportements, d’accord ?
Regardez là, sur l’écran, on va voir, ou peut-être même on va faire mieux, on va faire un petit saut dans ce futur pour le vivre, qu’est-ce que vous en pensez ?
Vous êtes d’accord ?
(Accord clair et net de Michelle)
Allons-y ! Faisons ce saut dans le futur et vivons ce nouveau comportement.
Vivons comment ça va être bien de réussir ça, de réussir ce nouveau comportement ! D’accord ?
Est-ce que tout correspond bien à l’attente de Michelle ?
Oui.
Et est-ce que tout correspond bien aux intentions positives et en même temps à ce que Michelle désire vivre?
Est-ce que c’est efficace ? On vérifie ça, c’est efficace ?
Est-ce que c’est agréable aussi ? Oui.
(Michelle marque son accord avec un grand sourire)
C’est fantastique, ça ! Alors moi peut-être je suggèrerais on ferme le poing à nouveau peut-être, on va à nouveau remettre dedans toutes les énergies qui vont avec
Allez, on va ré-enclencher ça, on va vivre ce moment pendant quand-même deux minutes de temps d’horloge, tout le temps du monde, deux minutes de temps d’horloge qui peuvent être tout le temps du
monde pour vivre ce nouveau comportement réussi, qui couvre toutes les intentions positives et qui permet à Michelle de vivre comme elle désire, hein ?
(Michelle a redressé sa posture, resserré complètement son ancrage, et vit le nouveau comportement avec le sourire)
je vous suggère de bien en profiter d’ailleurs. Allez-y, vivez-le bien, et gardez bien en vous tout ce qui est… prenez bien note en vous de tout ce qui va vous permettre d’y arriver au maximum au
résultat de ce nouveau comportement. Imprégnez-vous bien de ce nouveau comportement. C’est bien, c’est bon, ça fait plaisir.
Ah oui, dites, il y a encore quelque chose dont on doit encore s’occuper. Vous savez dans l’ancien comportement, il y avait une série de déclencheurs extérieurs qui allaient avec l’ancien
comportement, vous savez ça ?
Et tous ces déclencheurs extérieurs qui faisaient que tout d’un coup « boom ». C’est pas grand-chose à faire, ça.
Est-ce qu’on pourrait débrancher ces déclencheurs extérieurs de l’ancien comportement et les rebrancher sur le nouveau ?
C’est possible ?
Vous savez ?
Ces choses extérieures qui faisaient que, tout d’un coup, vous aviez l’ancien comportement qui se mettait en route. Si vous pouvez débrancher ces trucs là, de l’ancien comportement et les
rebrancher sur le nouveau, c’est faisable ? Vous pouvez me prévenir dès que c’est fini ?
(Signe de Michelle comme quoi le processus est fait, et décompression de Michelle) C’est fait ? Voilà, c’est fantastique. On va quand-même revérifier à nouveau est-ce que toutes les
parties de Michelle sont d’accord avec le nouveau branchement des déclencheurs extérieurs ?
(Accord de Michelle)
oui ? Ok, c’est fantastique. Alors, je vous pose la question quand-même : le nouveau comportement, il est efficace à partir de quand ?
Ça peut être maintenant, ou ça peut être plus tard même. Il est vraiment efficace à partir de quand ?
M : il est installé (Michelle parle presque clairement).
P : il est installé, il est efficace dès maintenant ?
M : oui.
P : voilà, fantastique. Et bien, merci, merci pour tout le travail que vous avez fait. Vous savez que
vous avez fait un travail extraordinaire ? Alors, je vais retourner rejoindre la petite fille.
(Pierre reprend la main de Michelle pour ré-ancrer la petite fille)
parce que bon, il est temps que je la ramène chez elle, parce que la petite fille, elle nous a aussi beaucoup aidé. Alors on va dire merci à tout le bureau, et je reviens avec la petite fille,
alors, c’est bien ? Contente du travail qu’on a fait pour Michelle ?
(Michelle marque son accord)
oui ? D’accord ? Ok. Alors je te propose, on aura sans doute encore l’occasion de travailler ensemble, d’accord ?
Alors, en attendant, je vais te laisser, on va revenir chacun de son côté, on va retourner chacun dans notre dimension, d’accord ?
Merci de ta collaboration. Merci du travail que tu as fait pour Michelle, et qui va continuer, qui va rester installé.
Parce que là, maintenant, nous allons revenir à l’état normal de conscience éveillée, et Michelle pourra garder à la fois la mémoire et le bénéfice de tout ce qui aura été fait, pendant cette
visite, d’accord ?
(L’accord de Michelle) on est d’accord ? Tout le monde est d’accord ? Alors, je vais doucement compter de un à cinq, quand je dirai cinq, alors Michelle, à son aise,
pourra revenir avec nous, tranquillement, et revenir complètement dans l’état de conscience éveillée… et un… et deux… et trois.. Et quatre. Et cinq !
(Le compte se fait de la voix de transe à la voix normale)
et quand tu le désire, Michelle, tu vérifies bien si tu as absolument toutes tes mains et tous tes pieds, tes oreilles, ton nez, et à ton aise, tu reviens en notre compagnie dans l’état de
conscience éveillée.
(Michelle s’étend et revient petit à petit à la pleine conscience)
(le recadrage en 6 points
Dans cette phase, nous allons récupérer et réaménager les nouvelles ressources découvertes précédemment en permettant à l’inconscient de choisir lui-même un nouveau comportement à mettre
place.
-les conditions de mise en route de ce nouveau comportement sont claires et doivent être exprimées tout au long de l’exercice :
Respect absolu de toutes les intentions positives et en même temps mise en place de l’état désiré dans le cadre de ce respect
-on remarque ici l’utilité de l’importance et du soin que nous avons mis lors de la première étape
d’induction de transe. Il suffit maintenant de le lui demander pour que Michelle entre en transe..
-en même temps il reste nécessaire de la rassurer à nouveau. A la fois sur la sécurité de l’action et sur l’utilité de l’inconscient dans l’opération.
-l’utilisation à nouveau de la métaphore du bureau, reancre sur les expériences précédentes.
-il peut être bon de rappeler que dans la réalité d’un cabinet, il peut arriver que ce qui s’est passé ici en une large séance de 80 minutes peut parfois prendre plusieurs séances. Nous avons
durant cette séance ci eu à la fois la chance et la malchance que tout se passe bien et que toutes les parties de Michelle marquent en permanence leur accord avec les solutions proposées, c’est
loin d’être toujours le cas, et souvent les négociations entre parties prennent à elles seules plusieurs séances avant d’arriver à un accord global absolu.
-remarquons cependant que si tout s’est aussi bien passé, c’est aussi sur base d’une préparation à l’induction rigoureuse avec vérification constante des paramètres écologiques. On ne le
répétera jamais assez : « prenez tout le temps nécessaire pour la préparation ».
-Des objectifs précis, des intentions positives strictement respectées, une induction préparée en accompagnement constant, tout en laissant une liberté absolue à l’inconscient du sujet et des
inductions variées permettent à tous les coups au sujet de trouver le chemin qui lui convient.
-faire preuve de patience
-ne jamais passer à l’étape suivante tant que l’on n’a pas la certitude que la précédente est terminée.
-en cas de doute sur une réponse, vérifiez
-donnez toujours l’opportunité à l’inconscient du sujet de répondre par différents moyens (gestes idéomoteurs, paroles...)
Laissez-vous partir en transe contrôlée en même temps que votre sujet.C’est le seul moyen pour être en parfaite synchronisation avec lui.
-n’hésitez pas à reformuler et reformuler et reformuler
Votre sujet est la seule personne importante durant le travail. Vous n’avez donc AUCUN à priori et vous l’accompagnez.
-soignez attentivement le débranchement des déclencheurs, n’hésitez pas à le refaire.
-soignez les modélisations dans le pont vers le futur.
-la modélisation réussie, le respect absolu des intentions positives et de la liberté du sujet sont les clefs de votre réussite, et la clef de toutes ces clefs est votre confiance absolue dans ce
que vous faites. Une fois démarré, vous ne pouvez jamais douter de votre réussite. (ce qui n’empêche pas de modifier le fonctionnement de l’expérience si nécessaire)
- accordez l’importance qu’ils méritent aux remerciements à l’inconscient et aux parties qui ont travaillé, qui travaillent et qui vont encore travailler.
- laissez le temps à votre sujet de récupérer correctement, vérifiez consciencieusement s’il est bien en état de conscience clair, net et éveillé avant de le laisser partir.
Sortir de transe
Total : 80 min (12H20-13H40)
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